Votre formateur
Gilles Arnaud, le pendule à l’établi
Je tiens un pendule depuis assez longtemps pour avoir tout essayé, sauf d’en faire un mystère. Voici d’où je viens, comment j’enseigne et ce que je répète à chaque élève.

D’où je viens
Une clé de serrure au bout d’un fil de pêche
Mon premier pendule était une clé de serrure au bout d’un fil de pêche. Je l’avais emprunté à un voisin qui cherchait, avec le plus grand sérieux, l’emplacement de son ancien puits dans le jardin. Lui tenait une baguette de noisetier, moi ma clé, et nous avions l’air de deux pêcheurs sans rivière.
Le puits, nous ne l’avons pas trouvé ce jour-là. Ce qui m’a saisi, c’est autre chose : la manière dont cet homme se taisait, concentré, comme on le fait devant une partition. Quelque chose se jouait dans ce silence, et j’avais envie de comprendre quoi.
Je suis rentré avec une obsession : savoir ce que mes mains faisaient quand je ne leur disais rien. J’ai lu, essayé, raté, recommencé. J’ai rempli des carnets. Peu à peu, ce qui ressemblait à un jeu est devenu un langage de travail : une façon de poser une question avec précision, d’écouter son attention, de noter, de vérifier.
Ce que j’aime transmettre, c’est précisément ce moment-là. Celui où quelqu’un qui doutait de lui obtient une première oscillation nette, lève les yeux et dit « tiens ». Tout le reste, les écoles, les cadrans, les lieux, s’appuie sur ce « tiens ».
Ma façon d’enseigner
Quatre partis pris, et je n’en démords pas
- Un geste à la foisOn ne passe pas aux baguettes tant que le pendule n’est pas stable. Un module, un geste, une semaine de pratique : c’est le rythme du cours, et c’est celui que je défends.
- Une main s’éduque comme une voixCinq à dix minutes par jour valent mieux qu’un dimanche entier. Le corps retient la répétition tranquille, pas l’effort de dernière minute.
- Le carnet avant le matérielDate, état du moment, question exacte, mouvement obtenu. Au bout d’un mois, vous lisez votre propre progression. Aucun accessoire ne remplace cette lecture.
- Une question simple à la foisFermée, précise, formulée avant de lever le pendule. La qualité de la réponse dépend de celle de la question, toujours.
Un bon pendule ne se reconnaît pas à sa matière, mais à la main qui le tient sans trembler.
Mes conseils qui reviennent
Ce que je répète à chaque élève
- Arrêtez-vous dès que l’envie passe : une séance forcée ne donne rien de bon.
- Gardez la même convention du début à la fin d’une série de questions.
- Commencez avec un pendule simple. Il vous servira longtemps.
- Faites vos exercices à des moments différents de la journée, pour connaître vos propres variations.
- Présentez votre pratique avec sobriété et précision : vos consultants s’en souviendront.
Ce qui m’agace
Les pendules vendus comme des talismans à prix d’or. Les promesses de « don » qu’il suffirait de réveiller. Les cours qui empilent des centaines de pages sans une seule consigne d’exercice. Et l’idée que la radiesthésie serait une affaire de foi : c’est une affaire de méthode.
Avec moi, pas à pas
Là où vous retrouverez ma voix
Je signe les articles du cahier du pendule, où je réponds aux questions que l’on pose le plus : par où commencer, quel instrument choisir, comment se déroule une séance. Et je vous accompagne dans la présentation de chaque module du cours, avec les exercices que j’aime donner en premier.
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